Photo d’Anthony COLEMAN

Anthony COLEMAN

décédé le 18 avril 2026
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Anthony COLEMAN
décédé le 18 avril 2026

Message de la famille

C’est avec une grande tristesse que je vous annonce le décès de mon ami,

Anthony William Coleman dit Tony, survenu le 18 avril 2026, à l'age de 73 ans, des suites d’une longue maladie.

Mon fils et moi, traversons une période difficile et avions à cœur de vous en informer.

Tony était une personne brillante, inventive, motrice à la recherche de l’excellence dans les domaines qui le passionnaient.

Il comptait beaucoup pour nous et son souvenir restera présent dans nos cœurs.

Un dernier hommage lui sera rendu le lundi 27 avril 2026 à 14h au Parc Cimetière de Bron,

161 bd de l’Université 69500 Bron.

Hélène et Guillaume Parrot


Un service de plantation d’arbre hommage est disponible ici.

Cérémonie

lundi 27 avril 2026 à 14h00
PARC CIMETIERE COMMUNAUTAIRE D 161, bd Université
69500 Bron

Déroulé des obsèques

Cérémonie

Le lundi 27 avril 2026 à 14h00

Crémation

Le lundi 27 avril 2026 à 15h00

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Anthony COLEMAN Marie Agnès Aujourd’hui, c’est un jour difficile car je dois te dire au revoir alors que je t’aimais tant. Les années passent, je me disais que j'avais une marraine exceptionnelle, gentille, toujours attentionnée. Quelle tristesse pour moi, tu me manqueras énormément, je ne t'oublierai jamais. Au revoir Marraine. Lucas Morel Devant ce douloureux coup du sort, je suis à la fois triste et décontenancée. Je voudrais vous apporter un peu de réconfort, mais, aujourd’hui les mots me manquent. Anaïs Henri Toutes mes pensées affectueuses à vous, qui m’avez fait aimer les mathématiques. Votre gentillesse, votre pédagogie envers nous restera gravé comme un précieux souvenir de mon enfance. Vous avez marqué ma vie bien au-delà de la salle de classe. Reposez en paix.
Le livre hommage met à l'honneur les différents messages et photos partagés sur cet espace avec une mise en page élégante.
  • - Format 210 x 210mm sur papier 200 gr. et ½ semi-brillant
  • - Imprimé et façonné en France
  • - Livré via colissimo (nous attendons de recueillir tous les hommages avant de produire le livre)
  • - Suivi du colis par SMS
Nombre d'exemplaires :
Prix TTC: 49,90€

Partagez votre affection et vos souvenirs

Anthony COLEMAN Marie Agnès Aujourd’hui, c’est un jour difficile car je dois te dire au revoir alors que je t’aimais tant. Les années passent, je me disais que j'avais une marraine exceptionnelle, gentille, toujours attentionnée. Quelle tristesse pour moi, tu me manqueras énormément, je ne t'oublierai jamais. Au revoir Marraine. Lucas Morel Devant ce douloureux coup du sort, je suis à la fois triste et décontenancée. Je voudrais vous apporter un peu de réconfort, mais, aujourd’hui les mots me manquent. Anaïs Henri Toutes mes pensées affectueuses à vous, qui m’avez fait aimer les mathématiques. Votre gentillesse, votre pédagogie envers nous restera gravé comme un précieux souvenir de mon enfance. Vous avez marqué ma vie bien au-delà de la salle de classe. Reposez en paix.
Un mot, une photo, une fleur ou même un arbre planté en sa mémoire : autant de gestes symboliques qui apportent soutien et réconfort à la famille.

Votre hommage prolongera la mémoire d’Anthony COLEMAN et viendra agrémenter le Livre hommage, un précieux souvenir pour ses proches.
Témoignage aux proches
19 hommages
1 accompagné de fleurs
  • Il y a 2 jours
    Mohamed EDDAOUDI, KAUST Institute , Arabie Saoudite

    « I had very much hoped to be present for this occasion, to stand among colleagues, students, and friends in honoring the enduring legacy of our dear Doctor Tony Coleman. Regrettably, unforeseen circumstances have made that impossible. I therefore offer these words with deep gratitude and respect.
    My scientific trajectory was, in many respects, defined during my time under his guidance. What distinguished his mentorship was not only the rigor he demanded, but the clarity of framework he imposed. He approached science as both discipline and responsibility: to identify questions of consequence, to pursue them with precision, and to remain steadfast in the face of complexity. This philosophy did not simply influence my thinking; it formed the basis upon which I have built my career.
    From our dear Tony, I learned that excellence is not incidental; it is constructed. It emerges from discipline, persistence, and an uncompromising commitment to quality. He instilled in his students the capacity to think independently, to challenge established assumptions, and to recognize that true innovation lies just beyond the boundaries of convention. These principles enabled my pursuit of new paradigms in materials chemistry, and underpinned my contributions to the establishment and advancement of reticular chemistry and metal–organic frameworks as a platform for the rational design of functional materials, ultimately shaping my path to becoming a Distinguished Professor.
    Yet, to speak only of science would be incomplete. Our dear Tony Coleman was not solely my PhD mentor. He was, in every sense, a big brother and a source of family. In the midst of my doctoral studies, when I faced the sudden loss of my beloved mother, he stood beside me with quiet strength and unwavering presence. His support during that period is something I will never forget. It revealed a depth of character that extended far beyond the laboratory.
    That experience has remained foundational in shaping my own approach to mentorship. In moments when my students and postdoctoral fellows have encountered similar hardship, I have sought to act with the same humanity, discretion, and steadfast support that he extended to me. In this way, his influence persists not only through scientific ideas, but through a living ethos carried forward across generations.
    I would also like to extend my deepest respect and appreciation to Hélène, his life partner, and to her son Guillaume. Your presence has been integral to the balance and strength that he brought into the lives of so many. Please know that his impact endures through all of us who had the privilege to be shaped by him.
    As we reflect on his remarkable journey, it is evident that his legacy extends well beyond his own accomplishments. It resides in the minds he has shaped, the standards he has set, and the lives he has profoundly influenced.
    I remain, and will always remain, deeply grateful for his guidance, his humanity, and the enduring imprint he has left on my life and career. »
    ———-
    Mohamed Eddaoudi French Version
    « J’avais sincèrement espéré être présent à cette occasion, me tenir parmi collègues, étudiants et amis afin d’honorer l’héritage durable de notre cher Docteur Tony Coleman. Malheureusement, des circonstances imprévues m’en ont empêché. Je souhaite néanmoins partager ces mots avec une profonde gratitude et un grand respect.
    Ma trajectoire scientifique a, à bien des égards, été définie durant la période où j’ai eu le privilège de bénéficier de son encadrement. Ce qui distinguait son mentorat n’était pas uniquement la rigueur qu’il exigeait, mais la clarté du cadre intellectuel qu’il instaurait. Il concevait la science à la fois comme une discipline et une responsabilité : identifier des questions essentielles, les poursuivre avec précision, et demeurer constant face à la complexité. Cette philosophie n’a pas simplement influencé ma manière de penser ; elle a constitué le fondement même sur lequel j’ai construit ma carrière.
    De notre cher Tony, j’ai appris que l’excellence n’est jamais fortuite ; elle se construit. Elle résulte de la discipline, de la persévérance et d’un engagement sans compromis envers la qualité. Il a inculqué à ses étudiants la capacité de penser de manière indépendante, de remettre en question les paradigmes établis et de reconnaître que l’innovation véritable se situe souvent au-delà des frontières du conventionnel. Ces principes ont rendu possible ma contribution à l’émergence de nouveaux paradigmes en chimie des matériaux, ainsi qu’à l’établissement et au développement de la chimie réticulaire et des structures métallo-organiques comme plateforme pour la conception rationnelle de la matière, façonnant ainsi mon parcours vers celui de Professeur Distingué.
    Cependant, se limiter à la science serait incomplet. Notre cher Tony Coleman n’a pas été uniquement mon directeur de thèse. Il a été, à tous égards, un grand frère et une véritable famille. Au cours de mon doctorat, lorsque j’ai été confronté à la perte soudaine de ma chère mère, il s’est tenu à mes côtés avec une force tranquille et une présence indéfectible. Son soutien durant cette période demeure inoubliable. Il a révélé une profondeur humaine qui dépassait largement le cadre du laboratoire.
    Cette expérience a profondément façonné mon propre engagement envers le mentorat. Lorsque mes étudiants et postdoctorants ont, à leur tour, traversé des épreuves similaires, je me suis efforcé d’agir avec la même humanité, la même discrétion et la même constance qu’il m’avait offertes. De cette manière, son influence perdure non seulement à travers les idées scientifiques, mais aussi comme un ethos vivant transmis de génération en génération.
    Je souhaite également adresser mes plus sincères respects et ma profonde reconnaissance à Hélène, sa compagne de vie, ainsi qu’à son fils Guillaume. Votre présence a été essentielle à l’équilibre et à la force qu’il a su apporter à tant de personnes. Sachez que son impact perdure à travers chacun d’entre nous qui avons eu le privilège d’être façonnés par lui.
    En réfléchissant à son parcours remarquable, il apparaît clairement que son héritage dépasse largement ses propres réalisations. Il réside dans les esprits qu’il a formés, les standards qu’il a établis, et les vies qu’il a profondément marquées.
    Je lui serai toujours profondément reconnaissant pour son encadrement, son humanité et l’empreinte durable qu’il a laissée sur ma vie et ma carrière. »

  • Il y a 2 jours
    Cécile ROUSSEAU, VCLSAvicenna Alliance, USA.

    C’est avec une profonde émotion que je souhaite rendre hommage à Tony, un scientifique d’exception qui a marqué la chimie par son esprit d’innovation et sa quête constante d'excellence.
    Plus qu'un chimiste de haut vol, il était un visionnaire et un mentor qui savait su créer une véritable alchimie humaine. Exigeant, il croyait aussi en la force de la diversité et donnait sa chance à tous. Je ne peux oublier qu’il a osé m’accueillir, moi la biologiste, au cœur d’une équipe de purs chimistes. Je me souviendrai toujours de mon arrivée, marquée par la fameuse synthèse « blague du nouveau » qui, pour une fois, avait échoué car j’étais restée là à tout enregistrer, stoppant net le « volcan » en formation avant qu’il ne déborde, sous son regard aussi déçu qu’amusé.
    Homme de culture et de cœur, il débordait de nouvelles idées côté labo mais il prenait aussi le temps de partager avec nous ses voyages en Roumanie et dans son cher Japon, une terre qu’il aimait profondément. Il était convaincu que chaque talent, d'où qu'il vienne et quel que soit son domaine, était un catalyseur essentiel de réussite. Il nous poussait à nous dépasser.
    Il nous quitte en laissant derrière lui une empreinte scientifique et humaine indélébile.
    Sayōnara Tony, et merci de m'avoir ouvert la porte de votre labo.

  • Il y a 2 jours
    Saïd JEBORS, GENEPEP, Montpellier

    Hi Tony,
    Cela fait quelques jours que je cherche mes mots et j’aimerai simplement que l’on reparle de notre première rencontre. Je m’en souviens comme si c’était hier, j’étais en M1 et devait commencer un stage de 6 mois en avril, et bien sure je n’avais fait aucunes démarches, envoyé aucuns CV … il me restait 1 semaine pour trouver ce « fameux stage ». J’avais entendu parler de ton laboratoire et je t’ai appelé en te demandant si tu prenais des stagiaires et si je pouvais t’envoyer un CV et une lettre de motivation…
    Tu m’as répondu, laisse tomber ton CV et ta lettre, passe me voir demain…
    Tu m’as reçu dans ton bureau et là tu m’as dit « j’ai deux questions à te poser » :
    -Tu fumes ?
    -Oui monsieur
    -Tu bois ?
    -Oui monsieur
    Tu t’es levé de ton bureau, m’a tendu la main, et m’as dit :
    -C’est bon tu es pris ! Attrapes un verre et allumes ton clope, l’entretien est fini et maintenant je vais t’expliquer ce que tu vas faire…
    Je me souviens que ça t’a fait bien marrer de voir l’étonnement sur mon visage face à cet « entretien » !!!
    C’était le début de l’aventure, 6 mois de stage en M1, puis 1 an de stage de M2, 2 ans comme ingénieure d’étude, 1an de thèse puis 1 an de post-doc…
    Et oui, tu as réussi à me faire passer une thèse en 1 année… Tu sais que parfois quand je le raconte, on ne me croit pas, on me dit que c’est impossible de passer une thèse en 1 an… Oui ça l’est, mais pas quand tu es avec Tony !!!
    Pour résumer ces 6 ans à tes côtés, tu m’auras appris bien plus que la chimie, tu m’auras appris que rien n’est impossible, tu m’auras appris la débrouillardise, la créativité, l’esprit d’équipe ; tu m’as appris le whisky et la musique, les voyages, tu m’auras appris à penser librement…
    Tu m’as permis de faire partie des tiens, les « chemical brothers » comme m’a dit un jour Patrick.
    Merci pour tout
    Cheers, Saïd

  • Il y a 2 jours
    Beomjoon KIM, Université de Tokyo

    Dear Mrs. Parrot,
    I was deeply saddened and truly shocked to hear of Tony’s passing. Please accept my heartfelt condolences to you and your son during this very difficult time.
    I had the privilege of spending several years with Prof. Coleman sensei at IIS, U Tokyo, my lab, where he worked closely with me. During that time, we collaborated on patents and scientific publications, and I came to know him not only as an outstanding scientist, but also as a warm, generous, and inspiring person. He had a remarkable ability to combine creativity with rigor, and his passion for science left a lasting impression on everyone around him.
    On a personal level, I am profoundly grateful for his guidance, kindness, and friendship. He played an important role in my academic life, and many of the values I carry as a researcher today were shaped through my time with him.
    His passing leaves a great void, and I share in your sorrow. Please know that his legacy lives on through the many people he mentored and inspired across the world.
    I am keeping you and your family in my thoughts during this time of grief.

    With deepest sympathy,
    Beomjoon Kim from Tokyo

  • Il y a 2 jours
    Eric DA SILVA , SNF, Andrézieux Bouthéon

    Tu as été un mentor, celui qui m’a ouvert les portes pour le démarrage de ma carrière professionnelle.
    Adepte du non-conformisme et esprit rebelle, exigeant mais juste… tu nous as laissé libre d’entreprendre et d’être autonome. Des discussions et débats, nous en avons eu pleinement …. sauf le lendemain de défaites du XV de la Rose. Pour ma part, 3 ans de thèse ce fut long, épuisant mais enrichissant à tes côtés. Ça marque et forge une vie, merci d’y avoir contribué.
    Tu nous en demandais toujours plus, toujours mieux et lorsque, enfin, l’article scientifique était accepté, nous avions la joie de trinquer tous ensemble à un beuvrage atypique sélectionné par tes soins… le problème Tony, c’est que l’on publiait trop. 😊
    Mes pensées vont à Guillaume et Héléne, ou plutôt Madame comme tu avais l’habitude de dire lors de nombreux échanges.
    Merci Tony, Je te souhaite un bon voyage et surtout « Fucking Hell » aux Pays des Calixarènes

  • Il y a 2 jours
    Yannick TAURAN, LMI et Université de Tokyo

    Tony, c'est avec une profonde tristesse que j'ai appris votre décès. Le week-end dernier encore, je passais devant votre magasin de petits couteaux à Shibuya / Tokyo — cette ville que vous aimiez tant — et je me demandais quand nous pourrions y retourner ensemble.
    Je tenais à vous remercier de m'avoir donné l'opportunité d'apprendre à vos côtés et de m'avoir nourri de votre passion pour la recherche. Merci pour cette aventure exceptionnelle, tant sur le plan humain que scientifique, à travers nos échanges, nos publications, nos conférences a l'étranger (en Inde, Taïwan et Corée du Sud), et cette collaboration avec l'Université de Tokyo que vous avez initiée et qui est devenue aujourd'hui un International Research Project entre le LMI et U. Tokyo où je travaille actuellement.
    Au-delà de notre travail, votre vision et votre générosité ont eu un impact déterminant sur mon parcours et sur la personne que je suis devenu aujourd'hui.
    Reposez en paix, vous resterez à jamais présent dans nos cœurs et dans nos pensées

  • Il y a 2 jours
    Patrick SHAHGALDIAN, Université de Bâle, Suisse

    Ma première rencontre avec Tony
    Ma première rencontre avec Tony remonte à une période où je cherchais un stage de DEA. Ce jour-là avait très mal commencé : le matin, j’avais été reçu à la faculté de médecine, où l’accueil avait été pour le moins désagréable. En sortant de cet entretien, j’avais presque perdu tout espoir de faire une carrière de chercheur. Autant dire que je me rendais à mon entretien de l’après-midi avec bien plus que de l’appréhension, d’autant plus qu’il s’agissait de rencontrer un chercheur brillant à la réputation déjà bien établie, connu pour son enthousiasme et son exigence, dans une approche très directe de la recherche, « à l’américaine ».
    Quand je suis entré dans son bureau, j’ai été frappé par l’atmosphère du lieu. C’était un espace à son image : vivant, un peu foisonnant, rempli d’objets et de souvenirs. Des décorations et des tophées rapportés de ses nombreux voyages occupaient les étagères, comme autant de fragments d’histoires d’un chercheur à la stature internationale. Sur une table, un samovar trônait, rempli d’une multitude de sachets de thé. Tony lui-même dégageait une élégance naturelle, so British. Il était impeccablement habillé, en pantalon Dockers et chemise blanche soigneusement repassée. Il y avait chez lui quelque chose de très soigné, presque classique, contrastant avec le côté foisonnant de son bureau.
    Puis il est passé directement à l’entretien. Ses premières questions ont été : « Connaissez-vous les calixarènes ? » J’ai répondu non. « Les cyclodextrines ? » Non plus. « La balance de Langmuir ? » Toujours non. À ce stade, je me suis dit que l’entretien était probablement déjà terminé pour moi et qu’il était temps de retourner à mon désespoir.
    Puis, de façon totalement inattendue, il a changé de registre. Il m’a demandé si je fumais. J’ai répondu oui. Puis si, de temps en temps, j’aimais bien boire un verre. J’ai encore répondu oui. Et, à ma grande surprise, après quelques questions concernant ma motivation, il m’a simplement dit que j’étais pris. C’est alors qu’il a ajouté que je connaissais son épouse. J’ai été surpris : je ne connaissais pas de Madame Coleman. Il m’a alors corrigé : il s’agissait du professeur Parrot, qui m’enseignait la chimie bio-organique à l’université. À ce moment-là, j’ai ressenti une véritable inquiétude.
    À cette période, je devais travailler pour financer mes études et je n’avais jamais assisté à ses cours. J’ai eu très peur que cela devienne un problème et remette en cause ce qu’il venait de m’annoncer. Il n’en a rien été, et j’ai pu faire mon stage de DEA puis ma thèse de doctorat dans ce laboratoire qui est devenu, pour moi, comme une maison: trois années de travail acharné, de joies intenses et d’expériences humaines qui m’ont marqué à jamais.
    Avec le recul, cette rencontre résume assez bien Tony : brillant, imprévisible, libre dans sa manière de juger les autres, et capable de voir au-delà des parcours ou des réponses attendues.
    Ce qui avait commencé comme une journée difficile s’est finalement transformé en une rencontre déterminante.
    Une influence durable
    Mes interactions avec Tony m’ont fait comprendre combien la route était longue pour moi. Elles m’ont appris l’humilité face à la tâche qu’est celle de devenir chercheur, de devenir scientifique. Il avait une manière bien à lui de transmettre. Lorsque je lui demandais de m’expliquer un concept, il me renvoyait souvent… à des ouvrages de référence. Par exemple, un jour où je lui demandais de m’expliquer la diffusion dynamique de la lumière, il m’a simplement dirigé vers l’imposant : Foundations of Colloid and Interface Science. Je me souviens encore de l’avoir ouvert avec une certaine appréhension. Dès la première page, je me suis retrouvé face à des symboles mathématiques que je ne connaissais pas et que, pour certains, je ne suis pas sûr de mieux connaître aujourd’hui. J’essaie parfois d’adopter la même approche avec mes doctorants… avec un succès pour le moins limité. Sur le moment, cela pouvait être déstabilisant. Mais avec le recul, j’ai compris ce qu’il cherchait à transmettre : l’autonomie, la capacité à aller chercher soi-même les réponses, à se confronter à la difficulté sans détour. Il ne donnait pas toujours les réponses, mais il montrait le chemin. Cette exigence s’accompagnait d’une intensité qui lui était propre. Tony n’était pas quelqu’un de patient : il était au contraire sanguin, entier, profondément engagé dans ce qu’il faisait et dans ses interactions. Cette énergie, parfois déroutante, faisait aussi partie de ce qui le rendait si marquant.
    Son influence dépasse largement le cadre de mon travail de thèse. Elle a façonné ma manière d’aborder les problèmes, mais aussi ma manière d’être, avec plus d’indépendance et de sincérité dans ma façon d’affronter les difficultés. Elle m’a aussi appris à rester solide face à l’adversité : il ne supportait pas de voir un étudiant se laisser gagner par le découragement. Je me surprends parfois à imaginer comment il réagirait face à mes doctorants ; je ne suis pas sûr qu’ils y seraient préparés.
    Son influence s’est même inscrite, peut-être de façon inconsciente, dans ma vie personnelle. Lorsque j’ai eu mon premier enfant, un garçon, je l’ai appelé William, le deuxième prénom de Tony. Et j’avais déjà convaincu mon épouse que, si un second garçon naissait, il s’appellerait Anthony. Avec le recul, je me suis demandé : était-ce l’influence de Tony ou simplement que je partageais les goûts de ses parents ? Mon deuxième enfant est une fille ; nous l’avons appelée Sophie.

  • Il y a 2 jours
    Adina LAZAR, INSA Lyon

    J’ai connu Tony lors de mon échange Erasmus, que j’ai réalisé en 2000. Je venais tout juste de valider ma maîtrise en science des matériaux et je cherchais un stage de trois mois. Après des dizaines de refus — auxquels mes lettres de motivation pleines de fautes d’orthographe ont sans doute contribué — le Dr Anthony W. Coleman m’a proposé un entretien à l’IBCP. Je ne me souviens plus de tous les détails de cet échange, mais je me rappelle très bien une chose : Tony a su me mettre en confiance et, surtout, voir au-delà de mes notes, de mon français approximatif et de mon accent.
    Ce stage avec vous, Tony, m’a permis de découvrir une dimension aussi prodigieuse que fascinante : celle où l’on tente, avec une élégance toute britannique, de « négocier » avec les molécules dans le but de les domestiquer. Et ce moment a tout fait basculer dans ma vie. J’ai accepté, sans trop réfléchir, de poursuivre avec un doctorat sous votre direction. Ma vie prenait alors un sens nouveau, me permettant enfin d’approcher ce monde scientifique qui me fascinait depuis l’enfance.
    Les trois années de thèse ont été parmi les plus intenses de ma vie. Vous avez su vous entourer d’une équipe rayonnante, dynamique et profondément humaine, au sein de laquelle vous étiez à la fois notre directeur… et, d’une certaine manière, notre complice. Nous avons partagé de nombreux moments marquants : des réunions d’équipe animées, des échanges informels qui se prolongeaient autour de repas — notamment dans ces restaurants japonais que vous affectionniez — ainsi que des conférences internationales, auxquelles vous nous avez généreusement permis de participer, alors même que nous n’étions encore que de jeunes chercheurs en devenir.
    Je n’oublie pas non plus ce voyage en Moldavie, à Chișinău, évoqué tout à l’heure. Une expérience singulière, prolongée par un périple en Roumanie, qui demeure aujourd’hui encore un souvenir vivant, y compris au sein de ma famille, qui tient à vous adresser ses hommages.
    Les souvenirs sont nombreux, et chacun d’eux témoigne de la richesse humaine et intellectuelle de ces années.
    Mais je voudrais conclure en disant ceci : Au cours de ma carrière, j’ai eu la chance de travailler avec plusieurs directeurs scientifiques. Pourtant, Tony, vous avez été le premier, et vous demeurez, pour moi, une figure fondatrice — un maître. J’ai eu beaucoup de chance d’avoir pu initier mon aventure scientifique avec un chercheur aussi visionnaire, à l’imaginaire sans limites comme vous. Car Tony voyait, dans chaque expérience a priori décevante, une nouvelle source d’innovation. Comme le disait si bien Walter Cannon : « Les germes des grandes découvertes flottent constamment autour de nous, mais ils ne prennent racine que dans des esprits bien préparés à les recevoir. » Et Tony possédait cet esprit. Il incarnait pleinement cette disposition à la sérendipité.
    Et j’ose espérer que tous ceux qui ont eu la chance de travailler avec vous ont su s’approprier un peu de cette précieuse habilitée. Ainsi, bien au-delà des résultats scientifiques et des publications, c’est une vision, une exigence et une humanité que vous nous laissez en héritage.
    Votre empreinte continuera de vivre à travers chacun de nous, dans nos travaux comme dans notre manière de penser la science.
    Merci Tony pour tout ce que vous m’avez transmis, et pour tout ce que vous continuez de m’’inspirer.

  • Il y a 2 jours
    Florent PERRET, Université Lyon 1

    Pour ma part, je me souviens avec une grande précision de ma toute première rencontre avec Tony. C’est grâce à Hélène que nos chemins se sont croisés, en 1999, alors que je terminais mon DEA à Montpellier et cherchais un financement pour poursuivre en thèse. Hélène, que j’avais eu la chance d’avoir comme enseignante à Lyon, m’avait contacté —pour me dire que Tony recherchait un candidat. À cette époque, je connaissais encore très peu la chimie supramoléculaire, et absolument rien de ces fameux calixarènes, ces molécules qui ont fait la réputation internationale de Tony et qui allaient devenir le cœur de mon quotidien.
    Dès notre première rencontre, à l’IBCP, j’ai immédiatement compris que Tony était un scientifique hors du commun. Il avait cette capacité rare à transmettre sa passion, à rendre les idées vivantes et captivantes. En quelques minutes, il m’avait déjà embarqué dans son univers. J’ai accepté sa proposition sans hésiter — même si cela impliquait de partir un an à Clermont-Ferrand !. Ce fut le début d’une aventure humaine et scientifique intense, faite de travail acharné, de découvertes et de moments partagés. Avec Patrick, Eric, Adina et Cécile, nous formions une équipe soudée, presque une petite famille.
    Tony était un penseur original, dans tous les sens du terme. Travailleur infatigable, exigeant mais toujours juste, il ne comptait ni ses heures au laboratoire ni les litres de thé — incroyablement corsé — qu’il pouvait boire dans une journée, allant parfois jusqu’à mettre quatre sachets dans une seule tasse !!
    Nos journées étaient rythmées par les expériences, bien sûr, mais aussi par la rédaction d’articles… parfois même avant d’avoir les résultats !. Et puis, il y avait ces moments plus légers : les apéritifs improvisés en fin de journée dans son bureau enfumé, accompagnés de musiques ukrainiennes ou roumaines, et ses dégustations improbables de friandises au durian ou de spécialités japonaises au goût, disons… surprenant. Avec le temps, nous avons appris à apprécier — ou du moins à comprendre — ses goûts singuliers.
    Tony était aussi d’une grande générosité envers ses étudiants. Le tout premier vol de ma vie, je l’ai fait avec lui, pour une conférence à Fukuoka, au Japon — en classe affaires, rien que ça ! Le Japon occupait une place particulière dans son cœur, et grâce à lui, j’ai moi aussi découvert et aimé ce pays. Ce voyage, comme tant d’autres qui ont suivi, reste gravé dans ma mémoire. Des grands congrès internationaux aux rencontres plus confidentielles, comme à Chișinău en Moldavie, chaque déplacement était une aventure, riche en découvertes, en discussions passionnées et en souvenirs inoubliables. Je pense notamment à notre road trip en Roumanie, qui reste l’un de mes plus beaux souvenirs.
    Au-delà du scientifique, Tony était un esprit libre, profondément créatif, jamais enfermé dans les conventions. Il n’hésitait pas à explorer des voies inattendues, à remettre en question les évidences, et à repousser les frontières de la pensée. Son enthousiasme était communicatif, et sa vision résolument multidisciplinaire continue encore aujourd’hui d’influencer ma manière d’aborder la recherche.
    Je lui suis infiniment reconnaissant pour tout ce qu’il m’a transmis : son savoir, ses conseils, sa confiance, mais aussi cette manière unique de voir le monde et la science. J’ai souvent dit que Tony était mon “père” spirituel scientifique… et il le restera pour toujours.
    Alors, simplement, mais profondément : Thank you Tony, thanks for all !

  • Il y a 2 jours
    Adina, Patrick et Florent

    Adina, Patrick et moi-même sommes d’anciens doctorants de Tony, et nous prenons aujourd’hui la parole au nom de nombreux thésards et collaborateurs qui ont eu la chance de croiser sa route. Beaucoup d’entre eux auraient sincèrement souhaité être présents pour lui rendre un dernier hommage, mais la distance et leurs engagements à l’étranger ne leur ont malheureusement pas permis de faire le déplacement. Ils tenaient néanmoins à ce que leurs pensées soient ici, à travers ces quelques mots que nous partageons avec vous.

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